Snapchat, comment ça marche ?

Snapchat est l'app qui monte chez les jeunes, avec pas moins de 100 millions d'utilisateurs mensuels actifs (71% ont moins de 25 ans) et $648 millions de dollars levés, Snapchat est encore là pour longtemps. Si, comme moi, vous avez plus de 13 ans et que vous n'avez rien compris lors de votre première utilisation, voici un guide détaillé.
Ah, et au passage, sachez que Snapchat a refusé une offre de rachat par Facebook de 3 milliards de dollars en janvier 2014...

Snapchat, qu'est-ce que c'est ?

Snapchat, c'est du contenu éphémère. L'idée est d'envoyer à vos amis des photos, des vidéos ou des messages textes qui ne sont vus qu'une seule fois puis disparaissent.
Cette éphémérité est très intelligente. Elle vous pousse à accorder 100% de votre attention à ce que vous regarder. Si vous n'êtes pas concentré, tant pis pour vous...
C'est également le lieu pour partager des choses plus intimes sans qu'elles ne soient ni archivées, ni étalées aux yeux du monde.

Cette vidéo, en anglais, est parfaitement représentative de ce qui se passe en ce moment dans le milieu des réseaux sociaux, et pourquoi les plus jeunes adorent Snapchat :
(Spéciale dédicace à Jérôme Jarre, cette nouvelle star qui vient de ma ville natale : Albertville !)



Snapchat, le pas à pas

L'écran d'accueil affiche par défaut la caméra arrière de votre téléphone. Il est possible de passer sur la caméra avant grâce au bouton disposé en haut à droite.
Il est possible d'activer/désactiver le flash en appuyant sur l'icône représentant un éclair (en haut à gauche).


Votre profil est accessible en cliquant sur le petit fantôme (en haut, au centre).


Snapchat a récemment introduit un système de code qui facilite grandement l'ajout d'ami. En montrant ce code à un autre utilisateur Snapshat, il peut vous ajouter à ses amis simplement en pointant son téléphone vers le code, et en tapant sur l'écran.


Sur l'écran de votre profil, vous retrouvez également votre score*, les gens qui vous ont récemment ajouté à leurs amis, la possibilité d'ajouter des amis en utilisant un moteur de recherche par nom d'utilisateur (username) ou en les recherchant dans votre carnet d'adresses.
Pour terminer, vous pouvez consulter la liste de tous vos amis, et c'est ici que vous pouvez éventuellement décider de les retirer.

Astuce : en cliquant sur le nom d'un ami, vous pouvez consulter son score, et accéder à des préférences (par exemple mettre un nom plus explicite que leur username).

*le score est le nombre total de Snaps que vous avez envoyés et reçus.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, je recommande d'aller dans les paramètres (en tapant sur l'icône en haut à droite de votre profil), puis dans le menu "Manage", d'activer le mode "Replay" afin de pouvoir revoir les snaps de vos amis (pendant une journée). Sans cela, ils disparaitront immédiatement après avoir été visionnés une fois.



Snapchat : prêt, feu, snap !

Maintenant nous sommes prêts à jouer ! Retournez sur l'écran principal. Pour prendre une photo, il suffit d'appuyer brièvement sur le gros bouton en bas au centre. Pour prendre une vidéo, restez appuyé.

Voilà ! Votre première vidéo est dans la boite ! Pour l'envoyer, il vous suffit de taper sur la flèche en bas à droite. Vos amis pourront la voir une fois. Ils pourront faire des captures d'écran, certes, mais vous en serez informé !

Avant de l'envoyer, toutefois, voyons les options qui vous sont proposées.

Les trois petites icônes en bas à gauche permettent respectivement de :
- couper le son de la vidéo
- la sauvegarder dans votre librairie
- de l'ajouter à votre "story" (nous allons voir ce qu'est une story juste après).

Il est à noter que si vous avez pris une photo au lieu d'une vidéo, l'icône du volume est remplacé par un compteur. Ce compteur vous permet de spécifier la durée de visionnage de la photo.

Une story est un ensemble de snaps (photos et/ou vidéos) que vos amis pourront lire à volonté pendant 24 heures.

Les icônes en haut à droite permettent d'ajouter du texte et de faire des dessins...

Pour ajouter du texte, tapez sur l'icône "T".

En appuyant une seconde fois sur le "T", vous pouvez modifier la mise en forme. Vous pouvez également déplacer le texte sur l'image.


Snapchat : la fonction de dessin

Cliquez sur l'icône représentant un crayon. Choisissez la couleur du trait en tapant sur la barre, puis utilisez votre doigt pour dessiner.
Des jeunes très talentueux ont su utiliser cette fonction à merveille (voir la galerie de Geeohsnap sur Instagram de ses dessins/photos créés sur Snapchat https://instagram.com/geeohsnap/)


Vous pouvez annuler les derniers traits en utilisant le bouton "flèche retour" en haut à droite.

A noter que si vous êtes sur iPhone, les couleurs blanches et noires sont absentes. Pour les obtenir, tapez sur la barre des couleurs et faites glisser votre doigt jusqu'en bas de l'écran pour le noir, et en haut à gauche pour le blanc.

Lorsque vous êtes satisfait de votre création, tapez sur l'icône "crayon" pour fermer le mode dessin, et swiper (glisser de droite à gauche votre doigt) pour changer les filtres.


On peut noter des filtres géolocalisés, les fameux "geofilters" (météo, illustrations, etc.) qui rajoutent une touche unique à chaque vidéo/photo. Chacun peut en créer. S'ils sont validés par l'équipe de Snapchat, ils seront disponibles dans la liste des filtres des personnes utilisant Snapchat dans votre zone géographique.

Snapchat : partage

Maintenant que nous avons vu les options de personnalisation, passons à la publication du Snap en tapant sur la flèche en bas à droite.

Si vous ne l'avez pas fait avant, vous pouvez ajouter votre vidéo à votre "Story", et/ou sélectionner les amis à qui vous souhaitez l'envoyer.

C'est aussi simple que ça. Rien d'autre à rajouter.


Jetons maintenant un oeil du côté de la consultation des Snaps et des Stories.

Snapchat : la liste des snaps

Commençons par la partie privée, les Snaps envoyés par vos amis et le chat.

Pour accéder à cette partie, il vous suffit de swiper vers la droite si vous vous trouvez sur l'écran de votre caméra (ou de cliquer sur le petit carré en bas à gauche) :

Les carrés rouge indiquent des photos. Les carrés violet indiquent des vidéos. Les carrés plein signalent les Snaps non visionnés. Pour les voir, il suffit de rester appuyé sur la ligne.

Un petit compte-à-rebours en haut à droite indique le temps de consultation restant.
(Pensez-y : vous pouvez faire une capture d'écran, mais l'auteur le saura !)


De retour à la liste des Snaps, vous noterez plusieurs types d'icônes.

A quoi correspondent les différentes icônes dans Snapchat ?



Snapchat : le chat

A présent, retournons à la liste des Snaps. Il est possible d'initier un chat avec un ami en swipant une ligne vers la droite ou en cliquant sur le bouton en haut à gauche.

Là encore, je vous le rappelle, tout est éphémère. Une fois lu, votre message disparaitra. Il y a toutefois une astuce pour conserver un message : il suffit de double taper dessus. Il passera alors en gras avec une police différente.

Vous pouvez également envoyer un Snap vidéo ou photo dans le chat, qui fonctionnera selon les mêmes règles qu'énoncées ci-avant.


Si vous souhaitez envoyer une photo ou une vidéo stockée dans votre librairie, vous avez 3 méthodes :
- faire un snap depuis le chat
- télécharger une application comme SnapUp
- activer le widget qui vous permettra, depuis la librairie, d'envoyer votre média sur Snapchat


Une fonctionnalité relativement cachée et plutôt intéressante est la possibilité de communiquer en vidéo si la personne avec qui vous chattez est elle-aussi en train d'utiliser Snapchat. Dans ce cas, l'icône "appareil photo" à droite de la zone de saisie est bleue (au lieu d'être jaune), et, si maintenue pressée, déclenche un chat vidéo. (Bougez votre bulle vers le haut pour passer sur votre caméra arrière).

Astuce : Si vous êtes ennuyé par le fait de devoir rester appuyé sur l'écran pour discuter, vous pouvez déplacer votre tête vers le bas, sur l'icône "cadenas" qui apparaitra à son contact.


Snapcash

En partenariat avec la société Square, Snapchat a lancé un service simple qui permet d'envoyer de l'argent à un ami via le chat de Snapchat.

Pour saisir votre carte, allez dans les paramètres de votre profil. Ensuite, il suffit de saisir le montant dans la conversation d'un ami, de confirmer et le tour est jouer. C'est magique, et cette vidéo promotionnelle le laisse transparaitre !





Snapchat : les stories

Les stories sont accessibles en swipant l'écran de la droite vers la gauche. Les stories sont un agrégat de snaps qui peuvent être consultés pendant 24 heures avant de disparaitre. Les "camemberts" représentent l'état d'avancement dans les 24 heures (les 24 heures sont glissantes).

Lorsqu'une story a été visionnée, il est possible de chatter avec l'auteur.

Astuce : lorsque vous visionnez une story, vous pouvez sauter un snap en tapant sur l'écran (avec un deuxième doigt, étant donner que le premier doit rester sur l'écran...)

Snapchat a récemment introduit une nouvelle fonctionnalité intitulée "our story". Si l'application détecte que vous êtes à un événement particulier notable (concert, événement sportif, etc.), il vous est possible de publier vos snaps dans cette story. En ce moment par exemple, tous les utilisateurs qui se trouvent à Cabo, au Mexique, peuvent poster leurs snaps dans la story "Spring Break". L'équipe de Snapchat choisi les meilleurs et les diffusent dans la rubrique "live".

Snapchat : My Story

"My Story" regroupe les snaps vidéos et photos que vous avez bien voulu rendre "publiques". Tous les gens qui vous suivent peuvent consulter votre story. Chaque snap que vous ajoutez à votre story sera visible 24 heures seulement.
En tapant sur "My Story", vous pouvez consulter vos statistiques (nombre de vues, copies d'écrans, etc.) et sauvegarder tous vos snaps en pressant le bouton "flèche vers le bas dans un cercle".


Chaque ligne représente un snap à l'intérieur de votre story. En tapant, vous pouvez enregistrer dans votre librairie ou supprimer un snap en utilisant les 2 icônes, et voir la liste de ceux qui ont vu ce snap.


Snapchat Discover

Fin janvier 2015, Snapchat a introduit "Discover". C'est une façon pour eux, j'imagine, de monétiser leur audience. Le principe est similaire aux "stories". Carte blanche a été laissée aux médias traditionnels comme CNN, ESPN, Vice, etc.

L'expérience utilisateur va un peu à l'encontre du reste de Snapchat mais on s'y habitue : pas besoin de rester appuyé sur l'écran pour lire les vidéos, on scroll vers le bas pour lire le contenu relatif à la vidéo, on swipe à droite ou à gauche pour découvrir une autre story, on swipe vers le haut pour fermer la fenêtre, ...


L'interface Snapchat en bref

L'écran d'accueil est la caméra arrière de votre téléphone, prête à prendre une photo ou une vidéo.
A gauche, c'est la partie privée : les snaps envoyés & reçus avec les amis, et le chat.
A droite, c'est la partie "stories" et découverte.

Si vous avez lu cette article jusqu'au bout, c'est que vous êtes très motivé, certes, mais surtout, vous êtes prêts à utiliser l'outil dans les meilleures conditions. 

J'imagine que vous avez encore peu d'amis qui utilisent Snapchat, alors laissez moi vous faire un petit cadeau : la liste des "Snapchateurs" les plus populaires qui vous feront rire ou sourire : http://www.businessinsider.com/best-snapchat-users-to-follow-2015-2#shaun-mcbride-1



My book



My book is in french, so I'll switch to french.

En août dernier, lors de mon passage en France, j'ai noté que la gamification était un sujet méconnu, malgré le consensus général reconnaissant qu'appliquer des mécaniques de jeux pour rendre une tâche plus agréable à réaliser et plus motivante était bénéfique non seulement pour l'accomplissement de cette tâche, mais également pour l'orientation de la personne en charge de cette tâche à choisir la méthodologie recommandée par le donneur d'ordre.

En clair, la gamification permet d'influencer le comportement. Après quelques recherches, j'ai découvert qu'il n'y avait pas d'ouvrages en langue française qui traitaient du sujet de manière simple. J'ai décider d'en écrire un.

"Gamifier votre site web et votre app mobile. 
L'art d'influencer le comportement de vos utilisateurs et d'améliorer l'engagement."

Cette expérience m'a ouvert les yeux sur plusieurs choses et j'en suis arrivé aux conclusions suivantes :

1) Critiquer tu arrêteras.
Je ne critiquerai plus jamais l'auteur d'un livre. Ecrire est difficile. Respect aux écrivains.

2) Franglais is good.
Parfois, les anglicismes sont nécessaires et il est ridicule de vouloir trouver un nom qui sonne français. L'un des éditeurs que j'ai contacté voulait que gamification soit remplacé par ludification. I mean, come on!

3) Si à 40 ans tu n'as pas écrit ton livre, tu as raté ta vie.
On ne s'improvise pas écrivain, certes, mais chacun à le droit d'exprimer son point de vue. A bientôt 40 ans, je n'ai plus de complexe par rapport à ça. Comme mon ami Carlos Diaz le dirait, "la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a", l'important, est de faire avancer le schmilblick. C'est ce que j'essaie de faire modestement ici.

4) Un livre se doit d'être vivant et être mis à jour.  
La technologie actuelle nous permet de mettre à jour un ouvrage en quelques minutes. J'adopte donc ici la méthodologie "lean". Publier au plus vite et améliorer le livre au fil du temps en l'enrichissant d'études de cas, en réagissant aux commentaires et aux bonnes idées.

Le livre est disponible gratuitement sur Apple iBooks, sur Amazon Kindle au format eBook et peut être imprimé sur demande.








Financer sa startup par des notes convertibles



[Transcript de la vidéo]

Aujourd’hui, je vais vous parler du système des notes convertibles qui est très intéressant pour vous, entrepreneurs.

Un peu de contexte : beaucoup de jeunes qui montent leur société et qui me parlent de leur projet, m’expliquent qu’ils lèvent de l’argent auprès de business angels. Je leur demande combien prennent-ils en capital ?. Généralement, on me répond “entre 20% et 30% de la société”. mais quand je leur demande pourquoi ils n’ont pas utilisé des notes convertibles, ils me disent “connais pas"

Voici donc une tentative d'explication simple.
Prenons pour hypothèse que vous avez besoin d’1M € pour créer votre projet.
A ce stade, il est très difficile de valoriser votre société.

En proposant des notes convertibles aux business angels, ça permet de repousser cette valorisation à plus tard, tout en leur garantissant un gain substantiel.

Une note convertible, c’est finalement comme un prêt qui ne sera remboursé (avec ses intérêts) qu’au moment où vous ferez votre série A, c’est à dire quand des investisseurs institutionnels (les fameux venture capitalists) injecteront une somme importante dans votre société.

Admettons que cette série A arrive exactement 1 an après l’émission des notes convertibles.
Admettons que vous aviez convenu un intérêt de 10% sur l’emprunt de ses 1M €.
Vous devez donc théoriquement rembourser la somme de 1,100,000 € à vos business angels.

2 choix s’offrent à eux :
- le premier : ils se font rembourser, mais dans ce cas, ils n’auront gagner que 10%, ce qui n’est pas très bien payé compte tenu du risque pris,
- second choix : ils vont pouvoir convertir leurs notes en actions de votre société.

Exemple : si un investisseur institutionnel (le VC) décide d’investir 5M € dans votre société en échange de 20% du capital post-money, votre société vaut donc 25M €.

Là où c’est intéressant pour les business angels, c’est qu’ils avaient une clause de discount lorsqu’ils vous ont prêté de l’argent.

Généralement ce discount est de 30%. ça veut dire qu’ils peuvent acheter des actions 30% moins chères que le VC.

C’est un peu comme si on ajoutait 30% à leurs 1,100,000 €.

Ils vont donc pouvoir convertir non pas 1M100, mais 1M400

Donc, si votre société vaut 25M, en faisant un simple produit en croix on détermine que les 1,400,000 € représentent 6% des parts.

Pour résumer, le business angel vous a donné 1M € initialement qui représentent maintenant 1,400,000 € (c’est donc une plus-value virtuelle de +40%), et il possède 6% du capital.

Alors bien évidemment, vous pouvez me dire : "mais le business angel n’est pas fou, il aurait préféré avoir 30% des actions dès le départ, plutôt que 6% au final !".

Oui, mais, c'est votre rôle de lui faire comprendre que faire entrer un VC en série A quand un business angel a déjà 30% du capital, c’est vraiment pas facile.

Le VC rechignera à investir 5M € pour 20% du capital quand une personne, qui n’est pas le fondateur et qui n’a pas de rôle opérationnel, en possède déjà 30 pour avoir investi seulement 1M €.

Si vos business angels ne comprennent pas ça, réfléchissez à 2 fois avant de les choisir comme partenaires.



Coming to America for Entrepreneurs

A recurring question I have from fellow foreign entrepreneurs is: "what VISA should I get to come to America?"
At last, somebody came with the perfect answer. Check it out here for full article.


Funders and Founders - Anna Vital

J'écris un livre - Introduction

Il est temps pour moi de donner un peu de ce que j'ai appris sur ce domaine que j'aime tant : la gamification. Le livre comptera environ 200 pages et sera en français. Dans sa structure, il s'inspirera fortement du livre de G. Zichermann, Gamification by Design que j'adore, mais les études de cas seront remises au goût du jour et généralement "Kwarterisées".


Gamifier votre site web et votre app mobile 
L’art d'influencer le comportement de vos utilisateurs et d'améliorer l'engagement.


Introduction

Gamification
Décrit comme le buzz word marketing du moment, la gamification peut avoir un sens différent selon les personnes. Certains voit cela comme la conception de jeux mettant en avant des produits et services, d’autres y voit la création d’un monde virtuel en 3D qui change la perception du monde réel, ou une nouvelle méthode d’entraînement aux systèmes complexes.

Toutes ces définitions sont correctes. La gamification regroupe tous les concepts éprouvés des jeux et les applique à des contextes différents. En ce sens, nous unifions des concepts comme les serious games, advergamings et autres games-for-change en une vue cohésive fortement influencée par les dernières recherches en psychologie comportementale et le succès des jeux sociaux.

Pour notre sujet, nous allons définir le terme gamification comme suit : 

Appliquer les mécaniques de jeux pour engager les utilisateurs et résoudre des problèmes.

Ce cadre pour comprendre la gamification est à la fois puissant et flexible : il peut être appliqué à n’importe quel problème qui peut être résolu en influençant les motivations et le comportement humain.

Prenez la consommation de brocoli. La majorité des enfants du monde entier le déteste. En fait, 70% d’entre nous possède un gène qui le rende très amer. Cette adaptation génétique (trouvé sur le gène Htas2r38) est liée au fait que les légumes crucifères (incluant le brocoli et  le chou entre autres) bloquent l’assimilation de l’iode vers la thyroïde. En réalité, dans des environnements pauvres en iode, notre perception de l’amertume de ces légumes nous protège.

Cela nous a pris 10 000 ans pour domestiquer ces légumes afin qu’il deviennent propres à la consommation. Cependant, statistiquement, cela prend en moyenne 12 ans à un enfant pour passer de l’état de détestation du brocoli à l’état d’appréciation. Et les études démontrent que si vous possédez le gène Htas2r38, vous percevez encore l’amertume même à l’âge adulte. Qu’est-ce qui a changé alors ? Certainement pas le goût des bourgeons de brocoli ! Pourtant quelque chose est différent, et cette différence tient dans la perception. Le palais évolue, et l’amertume n’est plus quelque chose perçu comme mauvais.

Mais que se passerait-il si nous voulions changer la perception qu’ont les enfants à manger du brocoli en moins de 12 années ? Nous pourrions les forcer à en manger, mais il y aurait de fortes chances qu’ils le détestent encore plus ou qu’ils se rebellent. Nous pourrions essayer des les convaincre en utilisant des faits, en les raisonnants ou en utilisant la pression sociale “Pierre adore le brocoli” mais ces méthodes ne sont pas garanties.

Les deux approches qui fonctionnent, utilisées par les parents pendant des générations, sont d’en faire un jeu (ex : l’avion qui atterrit) ou de mélanger le brocoli avec de la sauce au fromage.
L’approche numéro 1 a tendance à ne plus fonctionner après quelque temps, et l’approche numéro 2 a tendance à développer un amour  de la sauce au fromage dangereuse pour la santé, allant à l’encontre de l’objectif de manger du brocoli.

La solution évidente est de combiner les deux approches. Rendre la consommation du brocoli plus fun (avec un petit jeu) et plus gratifiante (avec un peu de sauce au fromage ou un dessert ensuite).
Ce mélange de challenges, accomplissements et récompenses ne résulte pas seulement dans le fait que l’enfant mange du brocoli, mais déclenche la libération de dopamine dans le cerveau qui renforce intrinsèquement une action biologique positive.

En d’autres mots, en transformant l’expérience en jeu - en y ajoutant une récompense en cas de succès - nous pouvons produire un changement de comportement sans précédent. Et lorsque nous amplifions cette boucle par une pression sociale, la croissance virale est sans limite. Votre enfant pourrait même montrer à ses amis comment transformer un brocoli en dopamine et en gâteau au chocolat !

Comme nous le verrons par la suite, ce principe peut être appliqué au domaine professionnel avec le même niveau de succès.


Engagement
Le terme “engagement”, au sens business, indique la connexion entre le consommateur et un produit ou un service. Sans surprise, le terme est aussi utilisé pour désigner la période durant laquelle un couple prépare son mariage. L’engagement est une période pendant laquelle nous avons une grand connexion avec une personne, un lieu, une chose ou une idée.

Sur le web, il n’y a pas un seul indicateur qui ne représente précisément l’engagement. Les pages vues ou les visiteurs uniques ne répondent que très peu à la question de qui engage réellement avec le produit, le service, le site web ou le business en général.

Nous devrions envisager l’engagement comme étant une série de métriques qui se combinent pour former un tout. Ces métriques sont :

  • temps depuis la dernière utilisation
  • fréquence
  • durée
  • viralité
  • notation

Collectivement, ils peuvent être amalgamés pour former le E (pour engagement) score. La proportion relative, ou l’importance, de chaque métrique varie selon le type de business. Par exemple, un café va attacher plus d’importance à la fréquence et moins à la durée, à la différence d’un site de rencontre (Cf Figure I-1).

L’importance du E score est évidente au regard de ce qui a été dit ci-avant.  Ce qui est prouvé en avançant vers une approche de plus en plus peer-to-peer, virale et sociale, c’est que le marketing traditionnel fonctionne de moins en moins.

Plutôt que l’idée dépassée de pousser la consommateur à “acheter toujours plus”, l’engagement de l’utilisateur pour générer du revenu est le modèle marketing du futur. Simplement dit, l’engagement ne suit pas le revenu, c’est le revenu qui suit l’engagement.


Figure I-1. Quelques exemples de proportions de E scores qui peuvent être appropriées dans le contexte d’un café, d’un site de rencontre et d’un site de e-commerce.

Cela a clairement été démontré par le modèle à succès des jeux sociaux créés par une société comme Zynga. Une de leurs innovations clés dans le champ du marketing a été que Zynga a vu ces consommateurs comme faisant parti d’un entonnoir, avec une population cible gigantesque en son sommet. Ces utilisateurs ne paient pas pour interagir avec le produit, le service ou la marque, mais à mesure qu’ils progressent dans l’entonnoir, ils sont auto-sélectionnés basé sur leur engagement. Leurs dépenses et leur engagement augmentent simultanément. Dans ce modèle, les clients les plus loyaux paient le plus, tandis que l’utilisateur moyen est lentement mais surement attiré dans l’éco-système. C’est l’inverse du modèle d’acquisition et de fidélité classique, mais c’est d’une puissance incroyable.

Note : Saviez-vous que dans un jeu social typique, plus de 90% des utilisateurs ne paient rien ? Le groupe restant peut payer des milliers d’euros par mois pour jouer, basé sur leur niveau d’engagement. Mais peu importe dans quel groupe vous vous trouvez, le concepteur du jeu vous considère comme un joueur.



Fidélité
Le mot le plus utilisé pour décrire l’engagement, particulièrement dans un contexte marketing, est la fidélité. En fait, engagement et fidélité peuvent être assimilés. Toutefois, lorsque vous entendez le mot “fidélité”, il y a plusieurs sens. Le premier peut être la fidélité au sens du chien et de son maître - une totale obédience qui permet au maître de ne jamais rien faire de mal aux yeux du quadrupède. Cependant, ce n’est pas ce type de fidélité qui nous intéresse ici.

La forme de fidélité que nous recherchons est celle qui permet à nos utilisateurs de faire des choix incrémentaux en notre faveur lorsque toute chose par ailleurs est égale. Lorsque les produits ou les prix sont inégaux, la gamification - et la fidélité qu’elle engendre - est beaucoup moins adéquate et efficace. Mais, lorsque vous avez un bon produit-market fit, la gamification peut fournir un puissant accélérateur de vos efforts.

Comme avec le brocoli et les enfants, si assez de temps et d’intérêt nous sont donnés, nous pouvons surmonter notre programmation naturelle.


Ce que la Gamification n’est pas
Alors que nous commençons notre périple dans la découverte de ce que la gamification peut apporter, nous devons également être clair sur ce qu’elle n’est pas. Tout du moins dans le périmètre de ce livre, la gamification n’est pas simplement d’afficher quelques badges sur votre site internet. Vous devez avoir une approche plus profonde. De plus, si vous attendez de la gamification qu’elle répare les problèmes de fond de votre business - mauvais produits, mauvais marché - vous vous trompez !

Ce livre ne vous aidera pas non plus à construire un jeu où vos utilisateurs chasserons des gremlins avec un AK-47 pour sauver la sauce bolognese que votre société tente de vendre dans l’espace. Cela ne va pas non plus vous apprendre comment créer un jeu Facebook où les joueurs doivent assembler des bonbons de même couleur pour avoir des bons de réduction. Même si ces options ont pu être valables (en 2003), elles ne sont plus les bonnes techniques pour créer un engagement long terme ou de la fidélité. Autrement dit, construire de vrais Jeux (avec un J majuscule) n’est pas le propos de ce livre.

En revanche, nous allons partager la compréhension du processus de conception utilisé par les plus grosses marques et les start-ups à succès pour gamifier les interactions avec leurs clients. Nous commencerons par regarder ce qui conduit les gens à jouer et la psychologie qui rend les jeux si efficaces. 
Nous allons vous montrer comment penser et implémenter les nombreux éléments de gamification à notre disposition.

Notre objectif est de vous donner les outils, les techniques et la façon de penser dont vous aurez besoin pour créer une expérience unique et efficace.

Pour rester sur le sujet de la nourriture, saupoudrer votre produit ou service d’un sucre “gamifié” ne fera pas en sorte que votre client en reprendra une seconde bouchée, sauf si le gâteau du dessous est également délicieux. Exactement comme un pâtissier prépare ses délices en soignant la structure, la douceur et le mélange des ingrédients, une bonne expérience gamifiée marie substance et récompense.

Pour réaliser ceci, nous explorerons comment, avec une compréhension précise de vos clients, cuire la gamification dans votre business pour générer le produit idéal. Via les principes de base de la gamification, des motivations des joueurs, des mécaniques de jeux et de leur implémentation, vous seront tendues les recettes qui feront de votre business de tous les jours un business gamifié et plus efficace. Nous allons concocter quelque chose d’irresistible. 

Mettez votre tablier et votre toque, la gamification est sur le point de tout changer ! 

Defend Net Neutrality

This video says it all. We have to fight to defend net neutrality.



Tell the FCC to reclassify broadband internet as a title II common carrier telecommunications service: http://goo.gl/xHnB4n

Lesson Learned on Product Development


I’m Sam, co-founder of a start-up based in San Francisco. I’m VP product in charge of developing our new kick-ass B2C app.

It’s no surprise that we use the ‘Build-Measure-Learn’ iterative process, better known as ‘Lean Methodology’.

The fundamental activity of a startup is to turn ideas into products,measure how customers respond, and then learn whether to pivot or persevere. All successful startup processes should be geared to accelerate that feedback loop.

This way of thinking seems obvious. However, sadly, it’s not what we did in the past two years. Our clients (the guys with the checkbook) came in the way, twisting our product with their requirements and made us shifting priorities.

It was easy money and exciting stuff to develop, but at the end of the day, it brought no value to the company and made the app less appealing to the end user.

This time, we’ll do it right. The end user is our one and only focus. Period.


Start with very few testers

What if your own team doesn’t use your product? It means that your product sucks. This is why I think the first version (usually called a Proof Of Concept — or POC) shouldn’t go out of your office. Leverage your whole team. Everybody should have fun using it. Don’t take “I’m not the right target” for a valid answer. Be realistic: no fun = bad product.

Iterate super fast
POCs are prototypes. Don’t bother using the top-notch technologies. You will have 100 testers at most. Any crappy database will do the job. Choose a framework that you are confortable with. And just … code!

Track, speak, watch

Keep in mind that prototypes are only living to gather feedback. If you can see the WOW effect on your user face, that’s a big win, but generally, people use apps in their intimity. You want to make sure to have access to some key analytics to really understand their usages.

Speak with your users, but don’t take what they say for granted. There can be a huge difference in between their real usages and what they tell you.

I love to watch users using my product. It’s even better if they don’t know that I am watching them. To me, it is one of the best feedback you can gather.

Keep the momentum, improve and push releases quick

Usually, users are super excited by testing new stuff. Don’t break this momentum. Fix things quick and release often (every days for minor fixes, every 2 weeks for major versions). Be transparent on your daily roadmap.

Build your community in parallel

Testing your app with few users doesn’t prevent you to build your community of beta testers in parallel. Once you feel confortable with the product, you’ll be ready to broaden your circle. Mailbox, back in 2011, is a good example, with thousand of beta testers stacked up in a huge waiting list. It was super exciting to see the number of guys in front on you decreasing every day until you were able to, at last, test this awesome app and be one of the “privileged person”.

Test everything

I hear too often that the User Interface (UI) of a prototype can be crappy because that’s not the point. That’s wrong! Testing the UI is part of the job. Same with the content. A prototype is not here just to test the core mechanic. The User Experience (UX) is a whole, from the layout to the design, the colors and the content. All these things should converge to one point: a Minimum Viable Product (MVP). Very few features, but perfectly executed. Think Apple. iPhone 1 with iOS1 didn’t even have copy/paste capabilities. But everything was so perfectly polished. Nobody complained. Now think Microsoft. At the time, Pocket PCs were out there with hundred of features poorly executed. Who won?

You have to make every single detail perfect. And you have to limit the number of details. — Jack Dorsey

First time experience

Last but not least, spend time on the First Time Experience (FTE). Throwing a on-boarding with 5 slides explaining what your app is all about is not the right solution. People don’t read. Instead, you should look at what famous games are doing. Don’t force the user to open an account before having tested your app, don’t ask them to invite their friends before knowing if they like your product. Common sense?



Originally posted on Medium.com