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I speak english... well, I try!

After 4 months, I eventually decide to write in english because one of the reasons of my move in San Francisco was to improve my english level (frankly, it's a big deal, I am pretty bad at that).

It's easier to meet french people, here in San Francisco, than meet american people. The french community regroups more than 20,000 guys. Every french will tell you: first, we came here thinking: "no french friends, only americans...", but some months later, unfortunately, they count only few fellow americans!

Come on US dudes, french are friendly. They like to criticize but it's like a game, no wickedness ;-). They enjoy to share their good wines, their "escargots" and even their frogs...

Wuiper.com • Real-Life Connections


Wuiper.com crée des réseaux sociaux totalement différents de ceux qui existent déjà. L'origine de la relation ne s'effectue pas on-line mais dans la vie bien réelle, à l'aide d'un badge autocollant, le Wuip, qu'on s'échange où qu'on colle sur la personne qu'on n'ose pas aborder.
Ensuite, par le biais du code présent sur le Wuip, les 2 personnes entre en contact on-line en se dévoilant progressivement.
Julien, le CEO de Wuiper.com nous explique sa nouvelle approche, toujours basée sur le Wuip, pour aider les marques à créer leurs communautés. Le Wuip contient désormais du contenu multimedia invitant les fans à échanger et donner leur point de vue.



> Le site wuiper.com

Conduire aux USA



Aujourd'hui, un post qui n'a rien avoir avec ce que je traite habituellement, mais comme je prépare le permis de conduire californien, j'en profite pour vous écrire quelques règles de base qui ne sont pas évidentes à première vue, et qui, je l'espère, aideront quelques français lors d'un séjour ou d'une installation aux Etats-Unis.

Petit rappel : pourquoi le permis de conduire américain ?
Tout nouveau résident Californien doit postuler au permis de conduire dans les 10 jours de son arrivée. Pour les adultes (>18 ans) en simple visite, le permis de conduire français est valable durant tout le séjour.
Ici, le permis fait aussi office de carte d'identité. Il est amusant de noter que faire un graffiti sur un mur peut avoir pour conséquence la suspension du permis de conduire !
Si vous souhaitez acheter un véhicule aux US, je vous conseille de passer le permis, sinon votre prime d'assurance sera indécente ...

Où s'inscrire ?

L'organisme en charge des permis est le DMV (California Department of Motor Vehicules). L'examen se passe en 2 temps : l'écrit (le code) et le test de conduite.
Le "Driver Handbook" qui vous permettra de réviser le code est disponible ici.
Ensuite, vous pouvez soit aller faire la queue dans un DMV de la baie, soit prendre un rendez-vous sur www.dmav.ca.gov (n'hésitez pas à consulter plusieurs DMV car celui de San Francisco est souvent surchargé).
Le code en poche, il vous suffira de passer le test de la circulation (behind-the-wheel driving test), avec votre propre véhicule ou une location.


Les règles de base
  • Tous les passagers doivent porter la ceinture de sécurité
  • C'est vous qui êtes verbalisé si un jeune de moins de 16 ans ne la porte pas
  • Les feux rouges sont disposés après l'intersection, en hauteur
  • On a le droit de tourner à droite même si le feu est rouge (sauf si un panneau l'interdit clairement ou si le feu est une flèche rouge), en cédant le passage
  • On a le droit de tourner à gauche même au feu rouge uniquement si l'on vient d'une rue en sens unique et qu'on va vers une autre route en sens unique
  • Ici fréquemment, les STOP sont positionnés aux 4 intersections à la fois ! Chacun s'arrête, puis passe l'un après l'autre dans le sens d'arrivée
  • Les piétons (pedestrians) sont prioritaires partout, faites très attention
  • Il y a très peu de rond-points, mais les règles sont les mêmes qu'en France
  • Il n'y a pas de priorité à droite, si vous arrivez à une intersection en "T", cédez le passage à la rue principale (la barre horizontale du "T")
  • Sur certaines portions d'autoroute, la voie totalement à gauche est parfois réservée aux véhicules occupés par plus de 2 personnes. Elle est matérialisée par un losange au sol et des panneaux de signalisation indiquant le nombre de personnes minimum devant être à bord des véhicules
  • Ne pas téléphoner en conduisant. Les oreillettes sont toutefois tolérées.
Les vitesses
  • Sur les autoroutes Californiennes: 65 mph (70 mph parfois)
  • Sur les routes : 55 mph
  • Autours des écoles : 25 mph
  • Dans les Blind Intersections (c'est à dire sans panneau STOP et sans visibilité à plus de 30 mètres) : 15 mph
  • Dans les allées (équivalent de nos petites rues) : 15 mph
  • Dans les zones résidentielles et commerciales (Business or Residencial Districts) : 25 mph
  • Ces vitesses sont à respecter sauf quand un panneau en affiche une autre, ou que les conditions météo sont difficiles (brouillard notamment)
Les lignes jaunes
  • Les lignes jaunes continues marquent le centre d'une route
  • Les lignes jaunes continues peuvent être franchies pour doubler si une autre ligne jaune discontinue y est accolée de votre côté
  • 2 lignes jaunes continues parallèles ne peuvent pas être franchies sauf si vous tournez à gauche à une intersection, vers une route ou un chemin privé
  • 2 doubles lignes jaunes continues sont considérées comme des barrières à ne jamais franchir, même pour tourner à gauche ou faire un demi-tour
  • Vous pouvez également rencontrer un couloir matérialisé de chaque côté par une ligne jaune continue à l'extérieur et discontinue à l'intérieur. A n'emprunter que pour tourner à gauche et dans les 60 mètres qui précèdent
Les lignes blanches
  • Qu'elles soient continues ou discontinues, elles peuvent être franchies. Elles marquent simplement la séparation des voies d'une route allant dans la même direction
  • Sur une autoroute à plus de 2 voies, préférez la voie du milieu
  • En ville, vous pouvez emprunter les voies des cyclistes 60 mètres avant l'intersection que vous allez emprunter
Parking
  • En montée avec la présence d'un trottoir, braquer les roues vers l'intérieur de la route
  • En descente avec ou sans trottoir, braquer les roues vers l'extérieur de la route
  • Sur le plat, les roues doivent être parallèles
  • Il ne semble pas y avoir de sanctions pour le non respect de ces règles mais ici, absolument tout le monde le fait
  • Trottoir peint en blanc : s'arrêter uniquement pour déposer un passager ou du courrier
  • Trottoir peint en vert : durée limitée. Regarder un panneau ou sur le trottoir pour voir la durée autorisée
  • Trottoir peint en jaune : comme le blanc mais il peut y avoir une durée indiquée à proximité
  • Trottoir peint en rouge : ne pas s'arrêter du tout
  • Trottoir peint en bleu : uniquement pour les handicapés
Alcool
  • Si vous transportez de l'alcool dans votre véhicule, les bouteilles et les canettes doivent être pleines et neuves (c'est à dire fermées comme lors de l'achat)
  • Le taux d'alcoolémie pour un adulte de plus de 21 ans est de 0,08%. Si vous pesez 80 kg, vous êtes dans le rouge dès 3 verres de vin la première heure
  • Un test de souffle, prise de sang ou urine peut vous être demandé à tout moment

Update du 7 sept 2010 :

Je viens de passer le code ce matin. Le centre d'examen (le DMV de la Fell Street de SF) est juste horrible, avec des horribles personnes dedans ! Prévoyez de l'occupation (ou de réviser le code avec le Driver Handbook) parce que c'est long, c'est long ...

Update du 21 octobre 2010 :

Après avoir réussi l'écrit (le code), nous avons 2 mois pour passer la pratique (il faut reprendre un rendez-vous) ... oui, sauf que sur San Francisco le prochain rendez-vous possible était au-delà de ce délai. Nous voilà donc obligés d'appeler les centres DMV avoisinants. Direction Hayward ... oui mais non, 3 jours avant on nous informe que je dois me rendre à Fremont et que ma femme doit se rendre à Pleasanton. ça commence bien.
Bref, 1h15 de route, je me présente au DMV de Frémont à 9h30, le système de tickets étant en panne, c'est une queue d'une heure qui m'attend (malgré un rendez-vous programmé à 10h30). Une fois devant le comptoir, une méchante dame me demande l'assurance de la voiture (je l'ai) et une "?????? card", huh ?! J'ai une carte grise (certificat de propriété) à mon nom, une assurance à mon nom mais non, ça ne va pas, il faut cette "
?????? card"
!!! Je m'énerve, je suis prise en charge par une autre dame (gentille, elle) qui prend tous mes documents et qui revient 10 minutes après en me disant : "we are sorry about that, all is OK" et me demande de refaire la queue ..... Je m'énerve encore mais pas moyen, il faut refaire la queue. Une fois au comptoir, je repasse devant la même abrutie (la 1ère) qui ne décroche pas un mot, qui n'arrête pas de faire "non" de la tête et qui cette fois me valide mon dossier. Je ne sais toujours pas ce qu'elle attendait de moi.
Bref, Il est déjà 11h30, et je n'ai toujours pas passé mon "behind the wheels driving test", pour une formalité, ça commence vraiment à être long.
Ah, enfin, après encore une demi-heure de queue dans la voiture, une charmante antipathique dame (d'environ 160 kg) s'adresse à moi sans me regarder, sans me dire bonjour et en me demandant d'actionner tous les outils de la voiture (clignotants, essuie-glaces, etc.). Quand vient le tour du frein à main, problème, elle me demande de l'actionner "Mais, c'est ce que je fais Madame, maintenant les freins à main sont pneumatiques, gérés électriquement, vous ne savez pas ?" Non, ça, ça n'est pas un emergency parking ... Mais oui, mais oui, et bien cochez la case appropriée sur votre formulaire et on en reparlera après.
Le test sur la route se passe normalement, pas un mot, et j'ai eu le permis. Il est 12h30. On remet ça l'après midi avec ma femme... Super journée, vraiment.

Maintenant c'est promis, je ne critiquerai plus jamais l'administration française. Ici, c'est bien pire ;-)

Update du 15 décembre 2010 :

Je viens de recevoir enfin l'officiel CALIFORNIA Driver Licence ;-)



San Francisco en Tilt shift

J'adore ce rendu. Une photo ou une vidéo avec des couleurs saturées, une faible profondeur de champ, une vue en plongée et une vitesse accélérée : c'est le Tilt shift, une technique qui permet de faire croire qu'on filme une ville mignature. Voici l'occasion de découvrir San Francisco en sortant des clichés et des vidéos à l'eau de rose :

Visite de Parisoma


Aujourd'hui j'ai eu le plaisir d'aller visiter le loft Parisoma à San Francisco. Parisoma est un co-working space ou chaque développeur, entrepreneur, start-up peut y avoir son bureau. C'est beaucoup plus sympa que de travailler seul dans un bureau cloisonné ou dans un Starbucks.

L'avantage de Parisoma, c'est que toutes les compétences y sont regroupées, et qu'il suffit de taper l'épaule du collègue d'à côté pour avoir l'info ou un coup de main. La connexion internet est fourni, tout comme l'imprimante, la photocopieuse ou encore le café. Un comptable, un conseiller juridique et d'autres compétences y sont accessibles avec comme grand avantage d'être spécialisés dans la net industrie.

Il y a également beaucoup d'événements qui y sont organisés : Pitch session, App Faceoff, Ask the Lawyer, Web Wine and Wisdom, etc.
On s'y sent bien et c'est une bonne porte d'entrée dans la Silicon Valley.

J'y ai été accueilli par Clément Alteresco, COO de FaberNovel, board member chez VidNetwork et Community Manager chez Parisoma.

> Parisoma.com
> Clément Alteresco

Voici ma petite vidéo. Toutes mes excuses pour la qualité minable. Elle a été réalisée à l'improviste, avec un iPhone 4 (qui nécessiterait un grand angle et un meilleur micro) et par moi-même qui n'a pas du tout, mais alors pas du tout, l'étoffe d'un journaliste (j'attends les conseils de @cingrand :-)
Bref, l'important, c'est de participer ...


Networking in San Francisco



Je dois dire que j'adore San Francisco, son climat (quoique un peu trop de brouillard), sa proximité avec l'océan et les montagnes, la Silicon Valley, etc. Mais ce que j'apprécie le plus en ce moment c'est la facilité d'établir des contacts intéressants dans le milieu du web.
Hier j'ai eu la chance de participer à l'événement organisé par notre frenchy national Loic Le Meur à l'occasion de la sortie de Seesmic Desktop 2. Je ne vous fais pas la review du produit, je l'utilise, c'est vraiment bon (je vous invite à voir une vidéo de présentation ici Techcrunch TV - Loic)

Bref, moi qui suis dans le métier depuis une grosse dizaine d'années en France, et de surcroit en Province, j'avais l'habitude de voir tous ces gens sur le net par le biais de leurs vidéos, blogs, etc. J'avoue que ça me fait tout drôle maintenant d'échanger en "Face to face" avec Robert Scrobble, Loic, Phil Jeudy, Johann (the CTO of Seesmic that never sleeps, excellent), Carlos Diaz, Steph Delbecque, etc.
Avec certains ce ne fut que d'aimables discutions mais avec d'autres il y a eu un très bon feeling, mais chut, pas de noms, c'est l'art du networking.

Bon c'est promis, à partir de vendredi prochain, j'essaie de mettre une interview en ligne par semaine d'un français installé dans la SF Bay Area.

Startup Cup 2010 à San Francisco



Ce dimanche, j'ai eu l'honneur d'arbitrer la première Startup Cup au Crocker Amazon Playground de San Francisco. Ce tournoi de foot (soccer) avait pour but de faire s'affronter quelques entreprises de la région et de reverser les gains à l'association charity: water.

Bonne organisation, bonne humeur et que du beau monde (TechCrunch, Slide, Scribd, etc). Merci à Trista.

La finale à opposé nos frenchy de footbalistic (emmenés par Stéphane Delbecque) à SocialText (de Ross Mayfield). Le score fut sans appel (par décence je le tairai) au profit de SocialText qui remporte le trophée.

On parle déjà d'une Startup Cup New York, où les vainqueurs rencontreraient ceux de San Francisco.

> Voir l'article sur TechCrunch.

Skype To Go : appeler à l'international quasi-gratuitement



Avant de m'installer à San Francisco, je passais pas mal de coup de fil à des américains sur leur mobile ou leur fixe. J'avais donc pris, via Skype, un numéro en ligne (Skype In). Le principe est simple. J'ai choisi un numéro à San Francisco, j'ai acheté quelques crédits (en euros) et pour chaque appel, je passe par Skype (sur mon ordi ou mon iphone). Du coup, je ne paye que des communications locales américaines.

Maintenant que je suis basé ici (à San Francisco), avec un mobile américain, j'ai le problème inverse : je souhaite appeler la France à moindre coût. J'aurai pu prendre un second numéro Skype In (français), mais Skype propose la solution Skype To Go. Voici comment cela fonctionne : on paramètre un ou plusieurs numéros autorisés à appeler ce Skype To Go, on paramètre quelques numéros français favoris et le tour est joué.

Exemple : je dois appeler le 06 xx xx xx xx que j'ai défini comme étant mon numéro favori n°1. Depuis mon mobile américain, j'appelle mon numéro Skype To Go, puis je presse la touche 1. C'est simple, efficace et les tarifs sont incroyablement bas (je peux évidemment appeler n'importe quel autre numéro non préalablement défini dans les favoris).

Je trouve cette méthode terrible car malheureusement, il y a encore bien peu d'utilisateurs qui ont pris l'habitude de diffuser leur identifiant Skype afin qu'on puisse les contacter totalement gratuitement (et encore moins à laisser tourner Skype en tâche de fond sur leur mobile ou leur ordinateur).


San Francisco

Ça y est, nous y sommes. La West Coast américaine, la Silicon Valley, les palmiers et le brouillard... Je suis un peu moins actif sur les réseaux sociaux actuellement mais il y a tant de choses à découvrir ici (et aussi tant de formalités à effectuées) que je n'ai pas une minute.

Je vous ferai partager très bientôt mon expérience.

Le marché immobilier dans la baie de San Francisco - juin 2010



Les taux d'emprunt chutent et la confiance des acheteurs est en hausse

Avec la fin du crédit d'impôt fédéral, le marché du logement est confronté à un point d'inflexion clé, tandis que nous nous dirigeons vers les vacances d'été. La relance du gouvernement a certainement contribué à stimuler une reprise dans le marché de l'immobilier, mais il reste fragile et les observateurs étudient s'il peut se développer sans les aides publiques.

Plusieurs annonces économiques de cette semaine pourrait soutenir la reprise naissante. Jeudi dernier, le géant de la finance Freddie Mac a annoncé que les taux hypothécaires ont chuté à leur plus bas niveaux aux USA. Les taux fixes à 30 ans sont passés de 4,75% à 4,69%. Le précédent record était de 4,71% (semaine du 3 décembre 2009). Le taux moyen à 15 ans était de 4,13%.

Bien que le niveau global de l'activité immobilière ait ralenti ces dernières semaines avec la date limite des crédits d'impôts, de nombreux économistes estiment que les faibles taux actuels vont stimuler la croissance du marché en réduisant les coûts d'emprunt pour les acheteurs. Les taux hypothécaires ont chuté au cours des deux derniers mois, dût aux préoccupations de la crise en Europe et qui a stimulé le marché obligataire plus sécurisé.

Reuters a également rapporté vendredi dernier que la confiance des consommateurs est à son plus haut niveau depuis janvier 2008.

L'enquête réalisée par Reuters et l'Université du Michigan démontre que l'indicateur de confiance des consommateurs a augmenté au niveau 76 (contre 73,6 en mai 2009). Le chiffre était supérieur à la prévision de 75,5 chez les économistes interrogés par Reuters.

L'enquête de juin 2010 "a enregistré les nouvelles les plus favorables sur le plan des emplois depuis 5 ans", dixit Richard Curtin, directeur des enquêtes. Paradoxalement, les consommateurs ne s'attendent pas à une baisse importante du chômage au cours de l'année à venir.

70% de l'économie est alimentée par les dépenses de consommateurs. Un climat de confiance positif est donc très important sur le marché du logement. Si les acheteurs sont optimistes, ils sont plus susceptibles de contracter un emprunt et d'acheter une maison.

Alors, où tout cela nous mène au regard du marché local de la baie de San Francisco ? Le marché continue à être soutenu. La reprise par rapport au creux de la récession de l'an dernier sera progressive. Le taux du chômage va jouer un rôle clé dans cette reprise, de même que la santé financière des bourses et de l'économie nationale globale.

A l'heure actuelle, il existe de grandes opportunités pour les acheteurs à long terme, mais également pour les couples qui désirent s'installer. Si l'on compare avec le marché de juin 2001, les taux à 30 ans étaient de 7,2% contre 4,7% aujourd'hui. Cela représente une économie de 1.000 $ par mois pour un prêt de 650.000 $.

Voici un snapshot des marchés de la baie :

North Bay
Il y a eu une énorme augmentation des ventes au cours des deux dernières semaines. Les réductions de prix semblent porter leurs fruits, même si les transactions se concrétisent souvent à un prix inférieur. Les stocks continuent à augmenter. A Petaluma, il y a un manque d'offre dans la gamme des biens de moins de 500.000 $. Entre 500 et 800.000 $ le marché reste modeste et beaucoup d'offres inférieures sont proposées. Les REO abondent. Pendant ce temps, le marché de Santa Rosa redevient actif. La demande étant même supérieur à l'offre. Idem pour Sébastopol ou la hausse d'activité est sensible pour le segment des biens entre 500.000 et 1 millions de dollars. Un propriété de 1m$ s'est vendu en 2 jours. Les open house de ces dernières semaines ont très bien fonctionné.

San Francisco
Avec la deadline du crédit d'impôt, il ne semble pus y avoir d'urgence de la part des acheteurs pour faire des offres. Il semble que tout le monde attende quelque chose, sans savoir quoi. Les open house sont très calmes et cela ne va pas s'améliorer avant le dernier week-end de juillet.

SF Peninsula
A Burlingame, les acheteurs semblent avoir ralenti leur décision d'achat. Dans Hillsborough, il a un nombre conséquent d'offres de vente. Il y a de très bonnes affaires sur le marché. Sur la côte, il ressort à Half Moon Bay une très forte activité commerciale pour les biens compris entre 600K$ à 800K$ en excellent état et si le prix est légèrement en deçà du marché.
Le marché des propriétés à 1M$+ est très calme.
A Palo Alto, les ventes et les stocks restent stables tandis qu'ils diminuent fortement sur Redwood City / San Carlos.
Bien qu'il y est beaucoup de participation aux journées portes ouvertes, le marché est calme. Les acheteurs sont encore très prudents.
A San Mateo, l'inventaire est faible mais semble reprendre subitement cette semaine. Enfin, pour Woodside / Portola Valley le marché des propriétés inférieures à 2,5m$ se porte plutôt bien. Le marché à toujours été soutenu. Actuellement, seules les villas de plus de 5 millions de $ accusent le coup.

East Bay
Le marché d'Orinda est robuste et il y a toujours de nombreux acheteurs intéressés pour toutes les gammes de prix. Plus de propriétés arrivent sur le marché de Berkeley, et beaucoup de réductions ont été appliquées. A Oakland, le début juin a été très calme, mais semble repartir. Quelques maisons n'ont eu aucune visite durant les open house. Les ventes à perte représentent 50% des transactions totales. Le marché de Castro Valley semble évoluer de semaine en semaine. Il y a de plus en plus de demandes. Le nombre des ventes à Danville ralenti, probablement en raison des remises de diplômes et des vacances d'été.
Le marché de Livermore a ralenti. Les stocks ont cru de 10% et le volume des ventes a baissé de 5%. Les maisons bien entretenues, dans des quartiers calmes ont encore beaucoup de succès. Les ventes sont en augmentation sur Fremont. Beaucoup d'activité et beaucoup de succès lors des journées portes ouvertes. En revanche, la prise de décision a été considérablement rallongé.

Silicon Valley
Les annonces sont à la hausse et les ventes sont stables. L'été arrive et semble ralentir l'activité mais les journées portes ouvertes ont encore beaucoup de succès. Environ une offre sur cinq avait reçu plusieurs offres. Le marché de Los Altos ralentit en raison de plusieurs facteurs liés à l'économie et aux vacances. Plus de la moitié des ventes avaient reçus plusieurs offres d'achat. A Saratoga, les agents immobiliers constatent encore beaucoup de ventes à perte. Le marché est toujours morose. A Los Gatos, l'optimisme semble de mise chez les acheteurs. Beaucoup d'offres sont faites (mais en fourchette basse des prix). Le marché de San José a ralenti ces dernières semaines, avec des hauts et des bas.

South County
Le marché de Gilroy s'est amélioré avec une hausse des ventes. Bien que mai fut très calme par rapport aux années précédentes, juin est en reprise. L'inventaire de Morgan Hill augmente très légèrement. Les logements à prix modéré se vendent très bien. Le marché haut de gamme en revanche est calme. Les open house ont toujours du succès mais il y beaucoup de curieux, des acheteurs prêts à s'engager mais qui veulent faire le bon choix.
Comme entendu à plusieurs reprises, le chômage élevé à l'échelle de l'Etat reste le principal facteur de ralentissement de la reprise. Toutefois, la proximité de la Silicon Valley (où l'emploi est en hausse) est un facteur positif pour le marché local.

Santa Cruz
Le marché reste stable avec un marché actif surtout au niveau du bas de gamme. Les ventes sont stables par rapport à l'an dernier avec des prix légèrement supérieurs. Il y a beaucoup de ventes à perte, même si la propriété n'est pas un REO.

Monterey Peninsula
Les ventes et les nouveaux biens sont en hausse. L'US Open et toutes les manifestations qui l'accompagnèrent la semaine dernière ont été une très bonne publicité pour la péninsule de Monterey. Beaucoup de gens tombent amoureux de la région et souhaitent y posséder une propriété. Le beau temps et les belles images à la TV ont convaincu bon nombre de personnes à se renseigner sur les prix à Pebble Beach. La plupart des visiteurs sont passionnés de golf et reviennent plus tard pour découvrir le marché immobilier. Ces 2 dernières semaines ont été très actives avec des chiffres de transactions beaucoup plus élevés que d'habitude.

Pour résumer, les premières semaines de l'été créés l'accalmie sur de nombreux marchés, offrant de bonnes opportunités aux acheteurs qui bénéficient en plus de taux d'intérêts bas.


> Merci à Coldwell Banker San Francisco Bay Area pour ces informations.
> Quelques sites pour vos recherches de logements :
- sfbay.craigslist.org
- trulia.com
- sanfrancisco.idxco.com
- redfin.com

Startup Visa: Create jobs, get a green card!



Voici une bonne initiative qui pourrait faciliter le parcours des entrepreneurs étrangers souhaitant s'installer dans la Silicon Vallée : le "Startup Visa Act".

Le démocrate John Kerry et le Républicain Richard Lugar vont présenter aujourd'hui au Sénat américain un nouveau type de visa, spécialement réservé aux "startupeurs" qui créent une entreprise et des emplois aux US.

Concrètement, un entrepreneur qui lève au moins 250 000 $ (dont au moins 100 000 $ provenant d'un VC ou d'un Business Angel américain) se verra octroyer automatiquement un Visa pour 2 ans.
A la fin de cette période, s'il a pu créer au moins 5 emplois, généré 1 millions de $ de chiffre d'affaires ou pu levé 1 millions de $, il pourra devenir "legal resident".

> D'autres articles traitant du même thème sur ce blog ici.

Rencontre avec Stéphane Delbecque, Footbalistic.com

Stéphane est français. Il habite depuis 3 ans à San Francisco. Je l'ai rencontré dans ses locaux Californien, durant mon séjour de décembre 2009, quelques jours avant le lancement officiel de Footbalistic.com, son dernier projet en date (hasard du calendrier : aujourd'hui c'est le soft launch).

Stéphane est sympa et accueillant. Il fut Senior Project Manager chez AOL, Community Product Manager chez Avedya, Product Manager France chez Yahoo! Mobile et Mobile Product Manager chez Six Apart.

Cette mini-interview est la première d'une série qui, je l'espère, sera longue et intéressante. Le principe : pourquoi s'installer aux USA (et plus particulièrement à San Francisco) et pour y faire quoi.





S'installer aux USA avec sa famille, créer une société en Californie



Ma femme, mon fils et moi avons décidé d'aller nous installer à San Francisco.
Je vous livre ici toutes les étapes nécessaires et obligatoires à accomplir avant de pouvoir fouler durablement le sol de la Silicon Vallée.

Il faut clairement garder à l'esprit qu'il faut beaucoup de temps disponible, qu'il vaut mieux s'entourer d'un conseiller, si possible américain et qu'il faut être trèèèèèès motivé.

Les bases
Nous sommes français et nous ne travaillons pas pour une société américaine ni une société française possédant une filiale aux USA. Nous n'avons pas non plus l'intention de reprendre des études là-bas. Nous souhaitons scolariser notre fils.
Ce constat étant fait, nous n'avons que 2 solutions :
  • obtenir une Green Card
  • obtenir un visa E2
L'obtention d'une Green Card étant très difficile, voir impossible si l'on ne vit pas déjà là-bas (cf ce billet), nous choisissons de postuler pour un visa E2 (investisseur).

Le visa investisseur E2
Avant tout, voici l'un de mes posts sur les différents visas envisageables.
Clairement, dans ma situation, je n'avais d'autre choix que de postuler pour un E2.
Pour cela, il me fallait une idée de création d'entreprise là-bas, ça tombait bien, j'en avais une qui me trottait dans la tête depuis pas mal de temps.

La création d'une société
Pour obtenir un visa investisseur, il est donc primordial de créer une société aux USA. Pour définir quelle est la forme juridique la plus appropriée, voici un post que j'ai écrit.
Une fois la forme choisie, la création peut s'effectuer par le biais d'un prestataire de confiance en ligne. Pour ma part, j'ai utilisé MyCorporation.com. N'oubliez pas de souscrire à leur service permettant l'obtention d'un EIN (l'équivalent du numéro Siret), vous gagnerez beaucoup de temps. Gardez à l'esprit qu'il n'est pas nécessaire d'être une star en anglais, même moi je m'en suis sorti, c'est dire...

L'implantation sur place
Inutile de vous essouffler, allez directement voir Carole à la FACCSF (French-American Chamber of Commerce). Moyennant un droit d'adhésion dérisoire, et si vous êtes sympa, elle vous donnera tous les trucs indispensables à savoir, ainsi que toutes les bonnes adresses nécessaires à votre installation, tant sur le plan pro que sur le plan perso.
Vous avez la possibilité de souscrire à une boite aux lettres dans un premier temps (obligatoire pour créer la société), puis à la location d'un bureau au sein même de la FACCSF. Vous aurez ainsi immédiatement à porter de main une mine d'informations.
Il existe aussi des bureaux partagés (coworking spaces) dont l'un des plus connus des frenchies est ParisSoma, tenu par Clément @Calte.

L'ouverture d'un compte bancaire
L'une des preuves de l'investissement, est le dépôt d'une somme d'argent sur le compte de la société américaine. Il faut donc ouvrir un compte aux US. Je vous conseille la Bank Of The West, filiale de BNP Paribas. On y trouve forcément un interlocuteur français.
C'est d'ailleurs depuis ce compte que vous devrez effectuer toutes vos dépenses.

Le dossier pour l'obtention du visa

Intro
Là encore, je vous conseille de vous faire accompagner d'un(e) spécialiste. Sachez que vous travaillerez quasiment autant que si vous rédigiez votre dossier seul, mais vous serez guidé, accompagné, aidé.
Pour ma part, j'ai consulté plusieurs avocats et me suis vite rendu compte qu'ils étaient très chers et que je ne représentais pas la poule aux œufs d'or pour eux, sous entendu que j'étais un petit dossier et que j'allais être traité comme tel ... et là, le miracle de twitter s'est produit : je demande à ma petite communauté si elle connait quelqu'un qui pourrait m'accompagner dans cette démarche d'obtention de visa E2 et, devinez quoi ? ce n'est autre que le célèbre @ilan (CEO de www.producteev.com) qui me répond et m'encourage à utiliser les services de city-immigration.com, société créée par sa femme Mélissa @usvisas, basée à New-York. J'ai été totalement satisfait par son contact, son professionnalisme et sa rigueur.

Le contenu du dossier
Sans dévoiler les techniques de city-immigration.com, sachez que votre dossier sera composé :
  • de tous les justificatifs de la création de la société (certificates, articles of organization, operating agreement, membership certificates, EIN, etc)
  • de vos relevés bancaires avec preuve de dépôt d'une certaine somme d'argent venant de votre compte bancaire personnel français (the investment must be substantial. It must be in a real operating commercial enterprise. It must be at risk in the commercial sense. It must have the capacity to generate significantly more income than just to provide a living to the investor and family.)
  • d'un business plan complet et détaillé
  • d'un maximum de contrats ou de partenariats signés
  • d'un maximum de dépenses liées à l'entreprise et réalisées sur place
  • d'un financial statement (sorte de bilan/compte de résultat des premiers mois de vie de l'entreprise)
  • d'un nombre incalculable de formulaires, photos d'identité, CV, diplômes, documents en tout genre visant à rassurer l'Ambassade
N'oubliez jamais :
  1. pour avoir un visa, vous devez avoir déjà créé votre société. Comment ? ce n'est pas leur problème. Officiellement, je vous rappelle que vous avez le droit de venir aux USA sans visa pour seulement 3 mois en tant que touriste ...
  2. bien que cela puisse paraître étrange, il faut mettre la charrue avant les bœufs, c'est à dire lancer votre activité là-bas, si possible avec embauche, tout en sachant pertinemment que si vous n'obtenez pas votre visa, cela va être très très dur de la gérer à distance. Autant dire que vous avez perdu du temps et de l'argent pour rien !
Il y a donc un risque et il y a une période d'incertitude difficile à gérer (où serais-je dans 6 mois ?)

L'obtention du visa
L'obtention du visa se déroule en 2 phases :
  1. L'Ambassade des USA étudie votre dossier et si il juge qu'il est recevable (et complet), il vous convoque à un entretien à Paris
  2. L'entretien, c'est comme l'oral du BAC, on peut être interrogé sur tout (études, parcours professionnel, pourquoi les USA, le projet sur place, la scolarité de l'enfant, les occupations de votre femme)
Si l'interlocuteur(trice) est sympa, vous aurez la réponse immédiatement, sinon, il faut attendre 3/4 jours.

Conclusion
Le résultat est là, un dossier béton (avec au passage un business plan entièrement revu et corrigé par Ilan) et un visa E2 obtenu pour sa durée maximum, c'est à dire 5 ans, qui nous permet de circuler librement entre la France et les US et de scolariser notre fils là-bas.
Je précise que la préparation du dossier a duré 5 mois.
Un grand merci à Mélissa.

Next step ? trouver de l'or en Californie ...

La Green Card


Comme chaque année, le département d'Etat américain réalise sa grande loterie pour offrir 50.000 cartes vertes. Depuis le 2 octobre, et jusqu'à ce soir le 30 novembre, tout le monde peut postuler gratuitement en seulement quelques minutes sur le site dvlottery.state.gov/.
Ce précieux sésame n'a été accordé qu'à 703 français l'année dernière, pour 13,6 millions de participants.

La Green Card (carte verte) est une carte de résident permanent aux Etats-Unis. Il permet à quiconque la possède de s'installer et d'y travailler légalement sans visa. Chaque porteur à les mêmes droits et devoirs qu'un citoyen américain à l'exception du droit de vote.

Le porteur d'une carte verte peut prétendre à la citoyenneté américaine après 5 ans.

Cette loterie est très populaire car obtenir une carte verte en passant par la procédure normale relève du parcourt du combattant.

> Le formulaire pour postuler
> La page Wikipédia

Mise à jour du 25 février 2010 : le Startup Visa act.

Un guide pour faire du business à San Francisco




Après avoir défini la forme juridique de l'entité (cf billet précédent), il est nécessaire de connaître toutes les formalités obligatoires pour s'établir à San Francisco.

I) Les exigences locales

Le zoning
Avant tout, il faut déterminer la zone de domiciliation de votre société, mais attention, vous ne pouvez pas vous implanter où bon vous semble. San Francisco a légiféré en la matière. Il faut donc vous renseigner si le lieu prévu est éligible, sans quoi les "City Inspectors" pourront vous contraindre à fermer (avec toutes les charges que cela suppose).
Vous avez à votre disposition le GIS (Geographic Information System) disponible ici.

Le "Business Tax Registration Certificate"
Ce numéro d'enregistrement doit être demandé dans les 15 jours de la création. Il sera délivré pour une année fiscale (du 1er juillet au 30 juin) mais devra être renouvelé chaque année avant la fin février. Son coût varie de 25 à 500 $.

"Fictitious Business Name Registration"
Ce formulaire est à remplir dans les 40 jours de la création par toute personne qui fait du commerce sous un autre nom que le sien (typiquement 99,9% des entrepreneurs).
San Francisco met à disposition un site internet permettant de savoir si le nom de la société est libre. Attention, il est de votre devoir de vous assurer que le nom que vous avez choisi, même s'il est libre à SF, ne déroge pas aux droits de personnes basées dans un autre Etat.
Vous avez ensuite 30 jours après la soumission du formulaire pour faire paraître le nom de votre société dans un journal d'annonces légales et en fournir la preuve au "County Clerk".

Permis et licences supplémentaires
Certains secteurs d'activité peuvent nécessiter des permis ou des licences supplémentaires. Dans le cas de services web, pas d'obligation particulière.


II) Les exigences de l'Etat de Californie

"Seller's Permit"
Le seller's permit n'est pas nécessaire dans le cadre d'une start-up.

"Use Tax"
Vous devez payer à l'Etat de Californie la Use Tax si vous utilisez du matériel acquit chez un revendeur n'acquittant pas cette taxe en Californie.

Retenues à la source, assurance et taxes
En tant qu'employeur, dès que le seuil des 100$ de salaire est franchi, vous devez impérativement vous faire connaître des services de l'Employment Development Department (EDD) dans les 15 jours.
Comme en France, les taxes sur les salaires sont très complexes, il est donc sage de vous rapprocher de votre expert-comptable américain.

Workers' Compensation Insurance
Tout employeur doit souscrire une assurance contre les accidents du travail.

Licences
De même que la ville de San Francisco peut imposer une licence pour certains métiers, l'Etat de Californie peut procéder de même. Se référer au site du Department of Consumer Affaires.

Business Tax
Toute société est concernée par les Business Taxes. S'adresser à l'IRS (Internal Revenue Service).


III) Les exigences Fédérales


Retenue à la source des charges salariales
En tant qu'employeur, vous devez prélever et payer les charges salariales, la sécurité sociale et l'équivalent de notre ex-ASSEDIC (Federal Unemployment Tax - FUTA).

Brevets et marques
Aux Etats-Unis on distingue 3 types de protection :
  • Le Copyright qui protège une œuvre originale ou littéraire,
  • le Patent qui protège les inventions,
  • Le Trademark qui est un mot, groupe de mots, symbole ou design qui identifie de manière unique votre produit ou service.
Ces aspects sont décrits dans un billet précédent.

Pour conclure, il est évident que s'aventurer seul dans la création d'une structure aux US est réservé aux personnes bilingues et ayant du temps. Il est fortement conseillé de s'adresser à un avocat.

Créer sa société aux USA


La création d'une société aux Etats-Unis ("incorporate") implique un choix : faut-il créer une LLC ou une CORP ?

Il y a 3 formes à notre disposition :
  • LLC
  • C-corp
  • S-corp
et 2 questions principales à se poser :
  • Allez-vous chercher des investisseurs ?
  • Est-ce que la société va rentrer de l'argent à court terme ?

La LLC

La LLC (Limited Liability Company) est relativement facile et peu coûteuse à mettre en place. Il faut définir les "members" et leur pourcentage dans le capital.
La LLC est à comparer à notre SARL. Beaucoup moins de contraintes sur le plan comptable (pas besoin de commissaire aux comptes par exemple).
Un autre avantage est que la LLC n'est pas taxée comme une entité. Chaque "member" est taxé sur ses revenus en fonction du pourcentage possédé.
C'est particulièrement approprié dans le cas des start-ups qui dégagent des pertes. Dans ce cas, elles viennent s'imputer sur les revenus personnels. Si vous n'avez aucun revenu, le fisc américain vous permet de les imputer sur vos futurs bénéfices ou, et cela n'existe pas en France, de les appliquer rétro-activement sur les bénéfices antérieurs des 3 dernières années.

En fait, la LLC est parfaite pour débuter une start-up, sauf s'il est prévu un tour de table. Beaucoup d'investisseurs (particulièrement les VC) refusent d'investir dans une LLC et demanderont une transformation en C-corp.


La C-corp

La C-corp est la SA (Société Anonyme) américaine. Elle offre le maximum de protection de vos actifs, elle est taxé en temps qu'entité. Toutefois, elle est beaucoup plus stricte sur le plan comptable et organisationnelle (elle nécessite un conseil d'administration - board of directors -).
La structure des actionnaires (shareholders) est libre et se prête particulièrement bien en cas d'ouverture du capital aux investisseurs.
En revanche, si vous percevez un salaire de cette société, vous subirez la double taxation à la française : sur le salaire et sur les bénéfices.


La S-corp

La S-corp est la C-corp "spéciale". Un peu notre SAS (Société par actions simplifiée). Une S-corp se créée sur la base d'une C-corp, puis en choisissant l'option S. Elle suit les mêmes règles que la C-corp mais est taxée comme une LLC.
Attention, il y a de sérieuses restrictions au niveau des investisseurs : pas d'autres sociétés (donc pas de VC), pas de non-résidents US, un nombre limité d'actionnaires, etc.


Mon avis

De prime abord, je dirai qu'il ne vaut pas la peine de se lancer tout de suite dans une C-corp. Une LLC est beaucoup plus souple. Il est ensuite relativement simple de changer de statut si des investisseurs souhaitent entrer dans votre capital.
Il faut également tenir compte de l'Etat dans lequel vous allez créer votre structure. Les taxes peuvent considérablement varier.


Quelques liens utiles :

> MyCorporation.com
> ClickandInc.com
> French American Chamber of Commerce
> Ambassade de France aux Etats-Unis

Les différents VISAS pour les USA

Voici une synthèse des visas "utiles" pour un séjour ou un déménagement aux États-Unis.
Toutes les informations détaillées sont disponibles sur le site de l'Ambassade de France.



Mise à jour du 25 février 2010 : le Startup Visa act.